Fanfare Municipale Edelweiss

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"L'an Mil huit cent soixante, le vingt-neuf janvier, le Conseil municipal de Martigny-Bourg a décidé à l'unanimité de sanctionner les statuts de la société de musique de Martigny- Bourg et d'allouer à la section instrumentale de ladite société, à titre de subside pour l'acquisition des instruments, la somme de cinq cents francs, payables en quatre annuités."

En accordant ainsi sa confiance à un groupement qui portait le nom, aujourd'hui suranné et quelque peu pittoresque, d'Union métallique, le Conseil municipal de Martigny-Bourg - exécutif d'une commune alors à part entière - allait permettre à une société musicale de prendre son envol. Certes, les premiers pas furent parfois hésitants mais ils n'en demeuraient pas moins héroïques tant l'art instrumental pouvait sembler singulier et innovateur au milieu du XIXe siècle. Obéissant à ces sortes d'impulsions qui souvent caractérisent la jeunesse, l'Union métallique devint tour à tour la "Société de musique de Martigny- Bourg" (1867), la "Fanfare de Martigny-Bourg" (1897), la dissidente et radicale "Helvétienne" (1890-1897), la "Lyre" (1898) avant de choisir définitivement le nom d'Edelweiss en 1907.La Saint-Michel

Outre sa précocité et ses atermoiements initiaux, l'Edelweiss est aussi connue loin à la ronde pour l'organisation de la Saint-Michel. Aujourd'hui appréciée comme un prolongement heureux et fiévreux du "Comptoir", cette manifestation est organisée par ces musiciens dès 1908 déjà. Se souvient-on encore du Pré de Foire ou trônait fièrement le plancher de bal rustique entouré de sapins, du carrousel tourné à la main ou de la tombola dont les prix rivalisaient de diversité (1er prix : une casserole, 2ème prix : une passoire, 3ème prix … une passoire) ?

En 1964, année de la fusion, même les "villerain" avaient souscrit au journal de fête de la kermesse. Non sans artifices stylistiques, ils vantaient leurs produits :

"A joli Minois, Parfumerie Leroy." (Place Centrale)

"Si son fournisseur avait été Louis Page, le corbeau n'aurait pas lâché son fromage (av. de la Gare 50)

Maniant le verbe comme les croches, les organisateurs-musiciens taquinaient la muse pour inciter les badauds à participer à une kermesse qui s'avérait souvent haute en couleur :

"La Fanfare Edelweiss à la gaieté vous convie et d'avance vous remercie"

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